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Nouveau documentaire

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En 2013 une grande manifestation se déroulait contre la transformation d'un parc en centre commercial. Après un mois de protestation pacifique le 11 juin, la police a expulsé tous les manifestants avec une grande violence. Cette date a été le point de départ du changement de la politique d’Erdogan. La Turquie était pourtant devenue plus respectueuse des libertés individuelles, mais elle a basculé dans un autoritarisme sectaire que l’on nomme aujourd’hui une démocrature. Le parc est resté tel quel, mais le pays a réduit les libertés fondamentales et depuis, les gens ont peur et sont contraints au silence. Le graffiti silencieux est la censure des pouvoirs Turcs face à la parole de la ville. Les slogans poétiques tagués sur les murs du pays sont cachés à jamais. Le gouvernement représenté dans ce cas par les employés municipaux masque la protestation écrite, grâce à une peinture acrylique épaisse et grasse, ne laissant que la trace des revendications cachées. Au fil des mois, les murs d’Istanbul sont devenus une mosaïque d’épaisses lignes peintes sur les peurs de la population. Ce faisant, le gouvernement n'essaie pas de résoudre un problème mais accroît la sensation de mal-être. Ce projet montre à quel point la Turquie est consciente de ses problèmes, mais qu’à cause du système répressif, elle est incapable de se libérer de ce président.